Ejaculation féminine, pourquoi et comment l’atteindre ?

L’éjaculation féminine est associé au plaisir et à l’orgasme féminin. Relativement répandue dans les vidéos porno dans lesquels squirt et femmes fontaines sont presque devenue la norme, elle est, il est vrai, un peu plus rare dans la sexualité de tout un chacun. Mais éjaculation feminine et femme fontaine, est-ce pareil ? Est-ce que toutes les femmes peuvent éjaculer ? Qu’est-ce que l’éjaculation féminine ? S’agit-il de pipi ou d’autre chose ? L’éjaculation féminine est-elle bien réelle ou seulement visible dans le monde du porno ? Et est-ce le même principe que l’éjaculation masculine ?

Beaucoup de question sur ce phénomène excitant de l’éjaculation féminine pour lesquelles vous trouverez les réponses dans cet article écrit avec amour.

Pourquoi une femme peut avoir une éjaculation féminine ?

L’éjaculation féminine se produit lorsque les glandes de Skene (en quelque sorte la prostate féminine) et les tissus érectiles qui l’entourent (appelés collectivement le point G) sont stimulés. Le point G n’est pas littéralement un « point » que l’on peut trouver dans le vagin, mais plutôt un organe que l’on peut sentir à travers la paroi vaginale. La taille et la forme des glandes de Skene sont très variables, tout comme leurs sensibilités, de sorte qu’aucune technique de stimulation ne peut convenir à toutes les femmes.

éjaculation féminine
glande de Skene

La prostate féminine (glandes de Skene) est anatomiquement analogue à la prostate masculine, bien qu’elle soit plus petite et de forme plus allongée. La prostate féminine entoure le canal urétral et contient des glandes qui produisent le liquide éjaculatoire, ainsi que des canaux qui expulsent le liquide dans le canal urétral. Cet organe compte généralement une quarantaine de conduits et de glandes, soit trois fois plus que ceux de la prostate masculine.

Une fois que l’éjaculat passe de la prostate féminine au canal urétral, il peut s’écouler dans deux directions : dans la vessie, ce qui est connu sous le nom d’éjaculation rétrograde, ou hors de l’orifice urétral. Lorsque les gens demandent « qu’est-ce que l’éjaculation féminine ? », ils font généralement référence à l’expulsion de l’éjaculat féminin par l’orifice urétral. La quantité d’éjaculat peut aller de quelques millilitres à une cuillère à soupe voir à une tasse chez certaines femmes (si elles ont plusieurs éjaculations en une seule séance de sexe).

Toutes les femmes peuvent-elles éjaculer ?

Toutes les femmes naissent avec les caractéristiques biologiques requises pour l’éjaculation. La question de savoir si elles apprennent ou non à l’utiliser pleinement est différente. Alors, toutes les femmes peuvent-elles éjaculer ? En fait, de nombreuses femmes ont éjaculé sans le savoir et ont confondu leur éjaculat avec de l’urine ou des sécrétions vaginales. Par ailleurs, certaines femmes ne sont pas capables de ressentir la sensation d’éjaculation, tandis que d’autres s’empêchent involontairement d’éjaculer en « serrant les dents » lorsqu’elles commencent à sentir la stimulation de leur prostate. Les femmes disent souvent que la sensation est similaire à celle de l’envie de faire pipi.

Il existe également des raisons physiques pour lesquelles une femme peut ne pas être capable d’éjaculer, même si son anatomie le permet. Si une femme a subi une intervention chirurgicale dans la région pelvienne, sa glande de Skene ou son point G peuvent avoir été endommagés. A noter également que des muscles du plancher pelvien trop faibles ou trop tendus peuvent également constituer des obstacles.

L’éjaculation féminine est-elle réelle ?

La réponse courte est bien sûr « Oui » ! L’éjaculation féminine est un phénomène bien réel. Bien que de nombreuses civilisations aient documenté l’éjaculation féminine au cours des deux derniers millénaires, les glandes de Skene ont été officiellement « découvertes » par l’anatomiste et médecin néerlandais Regnier de Graaf en 1672.

L’incertitude quant à l’existence de l’éjaculation féminine provient en grande partie d’une étude réalisée en 1880 par le gynécologue écossais Alexander Skene, qui a découvert les deux glandes de l’urètre féminin qui émettent le liquide prostatique. Skene a reconnu la similitude de ces glandes avec celles que l’on trouve dans la prostate masculine. Cependant, il a déclaré qu’elles n’avaient pas d’utilité fonctionnelle et les a qualifiées de version vestigiale de la prostate masculine.

Le principal intérêt de Skene pour les glandes était lié au fait qu’elles pouvaient se boucher, et il a mis au point une technique pour les drainer. L’opinion de Skene selon laquelle la prostate féminine et ses glandes ne sont pas fonctionnelles a contribué à la position de la communauté médicale selon laquelle l’éjaculation féminine n’existe pas. Cependant, les chercheurs du vingtième siècle ont rouvert leur enquête sur la prostate féminine.

De 1982 à 1999, le Dr Zaviacic, professeur de pathologie et de médecine légale à l’université Comenius de Bratislava, en Slovaquie, a mené des études approfondies sur la prostate féminine. Les recherches du Dr Zaviacic ont révélé que la prostate féminine a deux fonctions principales : La première est exocrine (cela fait référence à sa production de liquide prostatique) et la seconde est neuroendocrine (cela fait référence à sa capacité à produire des hormones). Si la fonction principale semble être la production, le stockage et la libération de l’éjaculat féminin, sa fonction secondaire est de produire de la sérotonine.

Les éjaculations féminines ne sont-elles pas simplement de femmes qui font pipi ?

Il existe de nombreuses informations erronées sur la composition de l’éjaculat féminin. L’éjaculat féminin n’est pas constitué de la même substance que la lubrification vaginale ou de l’urine. Il a une composition chimique similaire à celle de l’éjaculat masculin, sans les spermatozoïdes. L’éjaculat féminin est composé de liquide « prostatique », de traces d’urine et d’environ 10 % de glucose. Son aspect est celui d’un liquide clair et aqueux, et son odeur et son goût peuvent varier en fonction du cycle menstruel.

Quelle différence entre une éjaculation féminine et une femme fontaine ?

femme fontaine et éjaculation feminine

Nous avons presque toutes et tous en tête au moins une vidéo porno dans laquelle ont aperçoit une femme expulser une quantité phénoménale de liquide de son sexe. Les fameuses femmes fontaines. Mais alors, quelles différences entre éjaculation féminine et femme fontaine ?

La première différence entre une éjaculation féminine et une femme fontaine est surtout visible, il s’agit de la quantité du liquide expulsé. Si nous avons vu précédemment dans l’article que la quantité de liquide expulsé lors d’une éjaculation féminine est de l’ordre de quelques millilitres par éjaculation, elle est beaucoup plus importante (jusqu’à 1/2 litre) dans le cas des femmes fontaines. La vision de l’éjaculation féminine qu’on beaucoup d’hommes au travers des films prono n’est donc pas exacte car il s’agit pour la plupart du temps de femmes fontaines et non d’éjaculation féminine compte tenu de la quantité de liquide expulsé.

La deuxième différence majeure entre une éjaculation féminine et une femme fontaine provient de la nature du liquide expulsé. Si dans le cas de l’éjaculation féminine le liquide est de l’éjaculat fabriqué par les glandes de Skene, le liquide expulsé par une femme fontaine provient de la vessie. Cela a été démontré par les Drs Samuel Salama et Pierre Desvaux en 2014 grâce à des mesures biologiques réalisées sur plusieurs femmes fontaines. Ils ont remarqué un remplissage de la vessie remarquablement rapide pendant l’excitation sexuelle suivie par le vide complet de celle-ci après l’expulsion. L’explication est la suivante : l’effort physique et l’excitation sexuelle font augmenter le rythme cardiaque entraînant ainsi une circulation et une filtration plus rapide du sang par les reins. La quantité de liquide présent dans la vessie augmente donc également. L’expulsion du liquide serait ensuite une question de «lâcher-prise» dû principalement à la la stimulation et la détente provoquées par le rapport sexuel.

Chaque femme fontaine est différente. Certaines arrivent à contrôler ce mécanisme d’expulsion alors que d’autres en sont incapables. Le jet de sécrétions n’est pas non plus systématique à chaque rapport sexuel. Il peut prendre la forme d’un véritable geyser comme, le plus souvent, d’une petite cascade. De plus et contrairement aux croyances du porno, être une femme fontaine ne signifie pas forcément vivre un super orgasme.

Comment avoir une éjaculation féminine ?

Il est généralement plus facile pour une femme d’éjaculer si c’est son partenaire qui effectue la stimulation plutôt qu’elle même lors d’une séance de masturbation. Il faut du temps, de la pratique et une lubrification adéquate pour apprendre à une femme à éjaculer.

Tout d’abord, vous devez trouver le point G. La stimulation du point G est ce qui entraîne le plus souvent l’éjaculation féminine bien que certaines femmes y arrivent également en ne stimulant que leur clitoris. Le point G est situé sur la paroi supérieure du vagin. Vous pouvez exercer une pression vers le haut et faire un « mouvement de va-et-vient » sur la zone lisse située juste derrière l’os pelvien. N’oubliez pas de demander à votre partenaire de continuer à respirer tout au long de l’exploration pour rester détendue, et demandez-lui de noter toutes les sensations qu’elle ressent et les zones dans lesquelles elles se produisent. Stimulez le point G avec des mouvements lents et circulaires et une pression ferme de vos doigts. N’essayez pas de précipiter cette étape. Passez du temps à stimuler lentement la prostate féminine (toutes les zones) et sentez-la devenir plus dure ou plus grosse à mesure que vous la stimulez. C’est le signe que l’éjaculat s’accumule.

Une fois que le point G est engorgé à un niveau tel qu’elle se sent plus proche de l’orgasme, elle aura probablement aussi la sensation d’avoir envie de faire pipi. C’est le résultat de l’accumulation de l’éjaculat. Veillez à ce qu’elle respire et à ce qu’elle se détende face à cette envie. Une fois qu’elle est excitée au point de vouloir avoir un orgasme, elle peut essayer de faire sortir l’éjaculat.

En poussant l’éjaculat avec les muscles du plancher pelvien, elle aura l’impression de se forcer à faire pipi. La poussée doit être une poussée de libération et être un peu forte, mais pas une contrainte. Il convient également de noter que de nombreuses femmes ne peuvent pas éjaculer s’il y a un objet dans leur vagin, qu’il s’agisse d’un pénis, d’un godemiché ou d’un doigt. Si elle n’est toujours pas en mesure d’éjaculer, recommencez à stimuler le point G et réessayez un peu plus tard.

Éjaculation féminine et grossesse

éjaculation femme enceinte

L’éjaculation féminine et la grossesse peuvent être étroitement liées. De nombreuses femmes rapportent que l’éjaculation est plus facile lorsqu’elles sont enceintes, et que la quantité de liquide est beaucoup plus abondante. Il n’est pas dangereux pour la santé de la mère ou du bébé de stimuler le point G par des rapports sexuels doux ou avec une séance de masturbation avec un sex-toy.

Certaines femmes enceintes et leurs partenaires se demandent également si l’éjaculation féminine pendant la grossesse est sans danger. La réponse est « oui ». À moins que votre médecin ne vous dise que vous devez être prudente en raison des difficultés que vous rencontrez pendant votre grossesse, vous pouvez profiter de l’éjaculation féminine et de la grossesse à votre guise.

Conclusion : laissez-vous aller pour profiter du bonheur de l’éjaculation féminine

La clé de l’éjaculation féminine ainsi que de la femme fontaine est d’accepter pleinement vos fluides corporels et de rester détendue tout au long du processus. Un travail sur vous-même ou un dialogue avec votre partenaire ou même un sexologue peut vous aider à accepter vos réactions corporelles, à rester à l’écoute de votre respiration et de vos sensations, et à écouter votre corps.

Apprendre à atteindre l’éjaculation féminine est un parcours individuel pour chaque femme. C’est le cas et l’une des meilleures choses que vous puissiez faire est d’explorer votre corps, de vous familiariser avec votre point G – et tous les plaisirs qu’il a à offrir.